• Danses, musiques et chants traditionnels de Birmanie
  • Danses, musiques et chants traditionnels de Birmanie

  • Mis à jour le 23 Mars, 2020       Par: La Rédaction
  • Malgré son ouverture sur le monde extérieure et les influences occidentales, la Birmanie, fière de ses traditions, met un véritable point d’honneur à sauvegarder son patrimoine artistique remarquable. Profitez de votre prochain voyage en Birmanie pour découvrir l’étendue de la richesses des danses, musiques et chants traditionnels de Birmanie.

    Nat Pwe, la danse d'invocation des esprits

    Dans la tradition birmane, le mot Nat ne se réfère pas simplement au mot esprit. Il s’agit d’un univers plus large d’origine ancestrale qui renvoie au culte des génies. Le culte des Nat préexiste à la tradition bouddhiste, l’ensemble de la population birmane vénérait alors les esprits protecteurs de la Nature (montagne, cours d’eau, forêt, rivière, riz…). Ces Esprits protègent ceux qui les honorent, mais affligent des sanctions à ceux qui les transgressent. Pour les Birmans, les Nat possèdent le pouvoir d'aider ou de dévaster la vie de ceux qui les reconnaissent. Pour apaiser un Nat, il convient d’organiser une cérémonie appelée Nat Pwe. On a l’habitude en Birmanie de les organiser à de nombreuses fins comme pour avoir du succès dans les affaires, un mariage heureux ou l'amélioration de la santé. Un Nat est invoqué par un Kadaw qui est le maître de cérémonie. Personnage flamboyant et charismatique vêtu d'un magnifique costume chamarré de couleurs, le Kadaw est un médium spirituel, chanteur, danseur, conteur et magicien qui expose la foule à une incarnation vivante du Nat. À l'apogée du rituel, le prêtre tombe en transe et «devient» le nat en question. Dansant toujours ou parfois tourbillonnant à moitié consciemment sur le sol, le prêtre annonce des prophéties aux assistants, qui les interprètent au public. La cérémonie est accompagnée d'un petit orchestre de percussions traditionnel, qui signale l'événement avec une musique dynamique et entêtante.

    Le Yok Thei, théâtre traditionnel des marionnettes birmanes

    Apparu au XVème siècle, le Yok Thei, théâtre traditionnel des marionnettes birmanes, occupe une place prépondérante dans l’histoire, la religion et la culture de la Birmanie. Créé à l’origine pour divertir la famille royale et la cour, le Yok Thei est ensuite devenu un art populaire et le porte-parole des habitants en mettant en scène les aspirations et les activités militantes du peuple contre les abus de la royauté et des dirigeants. Alors que les journaux et encore moins la télé n’existaient, le théâtre traditionnel des marionnettes birmanes enseignait, éduquait, racontait et transmettait des valeurs à la population birmane partout à travers le pays.

    Après avoir souffert du processus de décolonisation, des conflits internes et de la dictature militaire, le Yok Thei est revenu sur le devant de la scène grâce notamment à une industrie touristique florissante qui a insufflée une nouvelle vie à l’art du théâtre de marionnettes birmanes. Aujourd’hui, cet art populaire se propage dans les grandes villes touristiques de Birmanie comme Mandalay, le berceau, Bagan et Yangoon. Ne manquez pas de vous rendre lors de votre prochain voyage en Birmanie au célèbre théâtre des marionnettes birmanes à Mandalay qui vous offre le privilège de voir le Yok Thei de ses origines avec ses marionnettes à fils en bois sculpté qui comptent parmi les plus belles au monde . Ce véritable trésor vivant créé en 1990 et notamment dirigé par le grand U pan Aye, le plus célèbre marionnettiste de toute la Birmanie. 

    Le Hsaìng-waìng, ensemble de percussions birmanes

    Cet ensemble de percussions birmanes fait également référence à l'instrument principal de l'ensemble, le carillon de tambour (également appelé pat-waìng ). L'ensemble hsaìng-waìng accompagne des représentations théâtrales telles que le zat-pwè et est le principal ensemble de bala-zaìng ou de concerts et de spectacles de marionnettes. L'ensemble joue également pour les occasions les plus festives, en plein air, religieuses et laïques. L’ensemble constitué de tambours groupés (pat-waìng, hsaìng-waìng et chauk-lòn-bat), de gongs en carillon (kyì-waìng et maùng-zaìng), d'un hautbois (hnè), de claquettes en bambou (walet-hkok), de cymbales (yagwìn) et de cymbalettes (sì).

    La belle harpe Saung Gauk

    L’élégante saung gauk, unique et dernier avatar de l’antique harpe asiatique disparue depuis longtemps en Chine, en Inde et au Cambodge, est un véritable objet d’art très ancien puisque cette belle harpe remonte au VIIIème siècle. La harpe Saung Gauk est confectionnée avec une peau de daim percée de fines ouïes, treize cordes en fils de soie et recouverte d’or alors que son arc est taillé dans une racine d'arbre. L’ensemble, incrusté de mica, perle et verre, atteint une telle perfection et une telle grâce que les Birmans la considèrent comme l’instrument emblème de leur culture. Longtemps réservée à la musique de chambre de la Cour, elle est désormais visible dans de petits ensembles traditionnels, accompagnée par un chanteur. Le musicien en joue assis par terre, l'instrument posé perpendiculairement à soi sur les genoux, l'arc à gauche, en pinçant les cordes de l'extérieur, avec la main droite tandis que la main gauche sert d'étouffoir et permet un jeu en staccato.

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